Jouez sérieusement dans les mondes virtuels

Il est loin le temps où les mondes virtuels, et notamment Second Life, faisait la une des magazines voire un sujet complet dans les JT des grandes chaines publiques. L’apogée de cette médiatisation fut atteint en France en 2007. Depuis, silence radio…

Pourtant, le travail et les expériences continuent. Boostés certainement par le succès des jeux massivement multi-joueurs immersifs (MMORPG) dont nous ne parlerons pas ici, ou encore par les chats 3D qui fleurissent ici ou (et dont nous ne parlerons pas non plus), des solutions destinées aux entreprises commencent à prendre forme.

Hormis le jeu qui est vecteur de développement de premier plan pour ces applications, peut-on croire à des applications professionnelles pour ces mondes parallèles à notre réalité ? « Oui, évidemment » répondront en cœur ceux qui investissent dans la webconférence ou les réunions par avatars interposés. « Oui » aussi pour ceux qui anticipent l’e-commerce des prochaines années dans le développement des magasins virtuels. Non seulement la technologie existe mais sa mise en œuvre est effective dans de nombreux cas. Mais c’est bien l’usage et un comportement sociétal adapté qui détermineront l’expansion ou non de ces nouveaux modes de consommation.

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On parle généralement des mondes virtuels publics, accessibles par la majorité des internautes et qui ont une forte dimension sociale, assez proches finalement des réseaux sociaux d’aujourd’hui. Il existe une autre approche, celle des mondes virtuels privés et éventuellement connectables entre eux (on parle alors de « grille » ou « grid ») comme le propose Solipsis, Opensimulator, Croquet (voisin des échanges de type pear to pear) ou encore OpenSpace3D.

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Entre Vista et les nuages

L’un des titres de la newsletter du magazine L’informaticien est : « 30% des grands comptes étudient déjà Windows 7 » (issu d’une étude Corporate IT Forum). Il y est évidemment rappelé que Vista a beaucoup déçu les professionnels (comme je les comprends…) et qu’une belle proportion d’entres eux souhaitent ne pas passer par cette étape. D’ailleurs, ayant été un des premiers à m’équiper avec Vista à titre personnel (pour tester le système), on peut dire que je suis vraiment passé à côté de l’effet « Waaaoouuu » vu sur des affiches 4x3m… A tel point que je retarde le remplacement de ma machine de bureau parce qu’il me sera difficile d’en acquérir une nouvelle sans le fameux Vista (l’achat d’une licence XP seule est même sérieusement envisagé puisqu’en outre la durée de vie d’XP vient d’être prolongée de 6 mois).

Mais au-delà de ces critiques qui n’engagent que moi, je me demande réellement si les grands éditeurs de logiciels et plus précisément Microsoft, Apple et les éditeurs d’un OS basé sur Linux, ne commettent pas une erreur stratégique en  insistant sur le développement d’un OS de plusieurs giga-octets, demandant toujours plus de ressources matérielles et logiciels (et correctifs et widgets, gadgets, plug-ins adaptés, etc.). Oui bien sûr, ce sont ces changements qui nourrissent l’industrie informatique et justifient ces millions d’emplois dans un contexte d’innovation permanente.

Mais je reste persuadé que l’informatique mobile et plus généralement l’accès au réseau à tout moment et en tous lieux change la donne. L’avenir reste dans le traitement de l’information « dans les nuages » pour reprendre une expression à la mode.

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En outre, il me semble qu’une distinction très nette devra être faite entre un OS (Operating System) permettant de gérer des applications grand public utilisées par la très grande majorité des individus à leur domicile :

  • lecture et envoi de mails
  • navigation sur le web
  • stockage et retouche basique de photographies
  • stockage et montage basique de vidéos
  • écoute de musiques
  • traitement de texte, gestion de compte à l’aide d’un tableur ou d’un logiciel spécifique
  • visionnage de films
  • jeux

Toutes ces activités peuvent se dérouler désormais en ligne (en mode SaaS comme « Software as a Service »). Dans quelques années, lorsque la (presque) totalité de la population aura accès au haut débit (par liaison filaire, satellite, fibre optique, réseau hertzien, etc.) il est fort probable que tous nos fichiers personnels ne seront plus stockés et traités sur un ordinateur personnel mais « quelque part » et accessibles via notre téléphone, un terminal léger, voire un e-book.

Les professionnels auront par contre toujours besoin de serveurs, de stations de travail « musclées » avec l’OS adapté pour gérer des logiciels de développement informatique, de création graphique, avec un accès parfaitement sécurisé au réseau.

Alors, après Windows 7 et avant d’être entièrement « dans les nuages », y  aura-t-il « Midori » (le nom du projet de Microsoft qui succéderait à Windows 7) ou une nette séparation OS pro versus OS grand public ? Google ne viendra t-il pas tout rafler avec un navigateur léger (Chrome ou son successeur) s’appuyant sur un système Linux léger ou sur un dérivé de son OS pour téléphone portable (Androïd ou son successeur), le tout parfaitement interopérable… ?

NB : Pour simplifier mon propos, je n’ai pas mentionné dans le jeu de la marelle, DOS, Windows 2, 95, ME, 2000 et les autres systèmes avec lesquels j’ai pu travailler.

Un site d’information sur la sécurité informatique

Le nouveau Portail de la sécurité informatique, site édité par la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d’informations, propose un contenu très riche pour qui veut s’informer sur la sécurité informatique au sens large. Pour les professionnels comme pour les particuliers, un ensemble de fiches pratiques (configuration d’un antivirus, d’un firewall, vocabulaire associé, etc.), des conseils, ou encore des actualités, font que ce site doit absolument avoir sa place dans vos signets.

Dans la rubrique « Une solution pour me protéger », est annoncé le logiciel ANSMO (le téléchargement n’est pas encore possible) qui semble être une très bonne formation initiale à tous les problèmes de sécurité inhérents à l’utilisation d’Internet. Donc, à suivre !

Google complète son offre de logiciels collaboratifs en ligne

Il sera bientôt plus facile de lister ce que Google ne fait pas que ce qu’il met à notre disposition… Après les applications bureautiques en ligne de type tableur (Spreadsheet), et traitement de texte (Documents), voici venir « Presentation » qui, comme son nom le laisse deviner, vous permet de faire des… présentations !

Et comme Microsoft fait toujours partie de ce monde impitoyable, les diaporamas ont une fonction d’import/export compatible avec PowerPoint. Tout cela est intégré dans la suite d’outils de Google et, il faut s’y habituer, c’est gratuit (fabuleux ce modèle économique…).