Nouvelles façons d’interagir avec l’ordinateur
Nous avons fêté récemment les 40 ans de la souris, cet accessoire devenu indispensable et dont nous voyons difficilement comment nous pourrions nous passer aujourd’hui. Il est tellement entré dans nos habitudes de pointage, de sélection, de déplacement « d’objets » sur l’écran, qu’il est difficile sans doute d’imaginer un dispositif plus pratique.
Ceci n’a pas toujours été le cas. Lors de l’arrivée de la souris dans les premières versions de Windows, sachez que pour l’utilisateur habitué aux flèches du clavier, la prise en main de ce petit ustensile n’était pas si évidente. Je me souviens de formations que j’ai pu donner à l’époque et dans lesquelles certains stagiaires ne savaient pas trop comment prendre en main et « manipuler le mulot »…
Cette époque est bien révolue et nos enfants savent mieux interagir et tenir parfaitement une souris qu’une fourchette…
Alors va-t-on en rester là ? Que nous réserve l’avenir en matière d’interfaces homme-machine ?
Et bien, je pense personnellement que beaucoup reste à faire, et de nombreux labos travaillent activement sur ce sujet passionnant.
Tout d’abord, nous allons voir fleurir dans un peu moins d’un an et avec l’arrivée de Microsoft Windows Seven, les interfaces tactiles. Certains s’y attaquent déjà comme Hewlett Packard et l’écran de son PC ou comme sur les prochains notebooks Asus par exemple. Pratique et intéressant pour manipuler des icones, des images, pour lancer une vidéo ou tout un tas d’autres actions simples que l’on effectue sur un PC familial. Autant je trouve le procédé incontournable sur un téléphone ou une tablette multimédia, parce qu’ils sont à portée de main (au sens premier du terme), autant pour l’écran d’un PC de salon, je m’interroge…
La dimension haptique (la perception du corps dans l’environnement) apportée par la Wii est la première étape grand public la plus significative de nos jours. Ici, c’est le corps (ou une partie) qui interagit avec la machine. Nous avons toujours besoin d’un dispositif mécanique qui indique la position ou l’accélération donnée à une partie de notre corps. Initialement dédiée aux mondes virtuels (souvenez-vous du Dataglove dans les années 90), ces dispositifs permettent donc de piloter des jeux et des logiciels adaptés. Du gant truffé de capteurs et de matériaux donnant le retour de l’effort apporté à « l’objet » manipulé, comme dans cette vidéo, jusqu’aux développements plus élaborés (parce qu’intégrant une part de réalité augmentée) de ce labo du MIT, la voie des futurs interactions hommes-machines est esquissée pour les prochaines années.
Mais je pense que le futur réside dans l’abandon progressif de tout artifice matériel et que l’ordinateur « saura », via des traitements informatiques de plus en plus complexes, à qui appartient ce corps humain situé à sa proximité, quelle est sa gestuelle, ce qu’elle signifie dans le contexte en cours, et enclenchera les actions correspondantes.
Science fiction ? Non ! Frédéric Kaplan, directeur de recherche à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (il a notamment travaillé avec l ‘Aïbo de Sony) que j’ai rencontré au salon RobotCité, y travaille activement avec le concept Wizkid qui propose de piloter l’interface d’un lecteur multimédia par de simples gestes de la main. Pour l’avoir testé, ce n’est pas encore totalement abouti mais cela préfigure à mon avis ce que devrait être notre façon d’interagir avec l’ordinateur de demain. Voici encore un autre exemple d’interface gestuelle qui ne peut se mettre en œuvre sans bénéficier de conditions d’éclairage particulier.
Tout cela avant l’interface « ultime », qui fera naitre de nombreux débats : l’interface neuronale…

[...] nous montre qu’il maitriserait déjà tout cela (je parlais de cette évolution à la fin de ce billet mais je suis surpris qu’elle soit déjà sous la forme d’une application grand [...]