Salons Big Data, Open data, environnements virtuels et visualisation de données

Cette nouvelle année commence par des salons très ancrés dans les technologies de l’information les plus innovantes :

  • Imagina à Monaco, du 7 au 9 février ;

J’ai noté également le congrès Big data, qui traite de problématiques très en vogue aujourd’hui (et c’est justifié) liées à l’explosion des données numériques (accentuée par la mouvance Open Data), leur analyse, leur gestion, leur exploitation, leur visualisation.

Rien de cet ordre à Toulouse mais le 11 février, la Halle aux Grains accueillera Futurapolis, comparé au forum économique Davos. Tout un programme.

Bonne année à tous.

Bonne année 2012

Mind Mapping de l’Opendata du Grand Toulouse

Ouvert officiellement depuis le 22 octobre, le portail des données ouvertes du Grand Toulouse offre un ensemble de 31 jeux de données portant sur l’environnement, le patrimoine, les transports, etc.

Toulouse s’inscrit ainsi dans la mouvance de l’ouverture des données publiques qui gagne du terrain auprès des institutions de nombreux pays. Dernière annonce en date : la ville de Montréal propose depuis quelques jours des données sur des événements culturels, des résultats d’élections, des statistiques sur l’agglomération, les pistes cyclables, etc.

Pour Toulouse, le nombre de données disponibles est encore faible à ce jour (31) mais je vous propose de les découvrir sous la forme d’une carte heuristique très simple. Elle permet, comme c’est toujours le cas avec le mind mapping, d’apprécier en un seul coup d’œil, l’organisation des informations disponibles :

data.grandtoulouse.fr

La carte est également publiée avec les liens actifs via le site de MindMeister (dont la version gratuite  est vraiment très limitée…).

Visualisation de données : suite et fin

Deuxième et dernier billet relatif à la visualisation de données avec l’exemple de l’industrie musicale.

Voici donc une autre représentation possible des informations présentées sur le blog digitalmusicnews.com. Si vous cliquez sur l’image vous accéderez à la version interactive (applet java) qui vous affichera les pourcentages et des aides à la lecture.

visualisation-donnees

Pas d’animation mais une vue globale des 30 dernières années qui se lit en un seul coup d’œil. On discerne la prédominance du CD à partir des années 90 et sa chute annoncée à partir de 2005. De même, la multiplicité des formats qui ont tenté de proposer des alternatives au CD en déclin dont ceux, à la marge et quelquefois à peine visibles, qui n’ont pas réussi à s’imposer.

Ce graphique, toujours perfectible et malgré son caractère statique, est ainsi bien plus lisible qu’une animation de camemberts ou de bulles.

Visualisation de données

Via mon compte Twitter (@iconnexe), j’ai vu passer un lien (RT @Vincent__D) vers des données liées aux supports musicaux utilisés ces 30 dernières années. Une animation faite de camemberts qui s’affichent successivement nous donnent les pourcentages des revenus de l’industrie musicale en fonction des médias et des années.

Comme le signalent quelques commentaires de ce blog et sans négliger le travail de collecte que représente cette animation, les camemberts ne sont sans doute pas la meilleure façon de visualiser ces données. Tout d’abord on ne passe pas d’une année sur l’autre de façon fluide, ce qui crée une rupture gênante au niveau de la lecture. Ensuite, on ne peut pas faire de pause et lire les pourcentages indiqués (sauf à aller voir les images relatives à chaque année). On note aussi qu’à partir des années 2005, le pourcentage de certains médias est à zéro bien qu’ils soient pourtant représentés dans l’animation.

J’ai donc réalisé un autre type d’animation, plus fluide, avec ces fonctions de play et pause manquante à mon avis dans la version originale.

data-visualisation

Cette animation sur la visualisation de données est accessible ici (elle démarrera votre machine virtuelle Java).

La surface des cercles (et non le diamètre) est proportionnelle aux pourcentages affichés à leur survol. L’animation est bien entendu perfectible : passage plus rapide d’une année à l’autre, réglage de la vitesse, etc., pourraient justifier des développements ultérieurs. Ceci reste néanmoins une alternative honorable à son original. Elle permet notamment de se rendre compte par exemple de la rapidité de l’émergence du portable, des différents formats qui n’ont pas réussi à percer après les années 2000 et bien sûr de la pluralité de l’offre actuelle.

Toutefois, nous verrons dans un prochain billet qu’elle ne constitue pas la panacée avec ce type de données. Ainsi l’espace vide entre les cercles ne représente rien et dilue l’information.

Suite de cette « récréation » autour de la représentation de données dans quelques jours…

Réalité augmentée sur les lieux de Sciences et Techno. toulousains

Layar est un service en ligne qui permet de créer des couches de réalité augmentée sur mobile. Avec pour objectif de répertorier les lieux où se déroulent des échanges avec le public sur des thèmes scientifiques et technologiques a été créée sur Toulouse. On y trouvera des lieux de conférences, des musées, voire des labos de recherche occasionnellement ouverts au public  (vous pouvez signaler des oublis le cas échéant).

realite-augmentee

Pour y accéder, télécharger l’application Layar sur votre mobile et sélectionner ensuite la catégorie « Informations locales ». Vous pouvez aussi accéder à ce calque « Sciences et technos » via le moteur de recherche en indiquant « science » par exemple. Les informations ne sont accessibles qu’à Toulouse et sa périphérie pour ne pas « polluer » ce type de service.

Basée sur la géolocalisation, les couches Layar vous informent donc sur une thématique donnée et « augmente » votre réalité par celles d’éditeurs qui vous indiqueront les stations de location de vélo, les boites aux lettres les plus proches, mais aussi toutes sortes d’informations touristiques, artistiques, etc.

Le directeur technique de la société Layar, Dirk Groten imagine bien sûr un avenir radieux à cette technologie. Effectivement, via des lunettes spécifiques ou autres dispositifs plus futuristes, les données numériques qui vont affluer sur nos villes avec le phénomène naissant de l’Open Data (sur lequel vous trouverez des débats intéressants sur le site RSLN) permettront d’enrichir notre vision de la ville. Ajouter à cela les réseaux sociaux, le temps réel et il semble évident que la ville augmentée (mais aussi les campagnes, les loisirs en montagne, etc.) utilisera de plus en plus ce type de service.

Visite du salon Laval Virtual 2011

Laval Virtual 2011 est resté cette année encore une bonne vitrine des technologies les plus innovantes en matière de réalité virtuelle et augmentée, de 3D temps réelle interactive ou d’immersions en tous genres.

Il y avait bien entendu des stands très spectaculaires tel celui d’Immersion qui présentait diverses applications sur un écran plasma 3D de plus de 4 mètres de diagonale (152 pouces)… Pour une idée de prix de ce dispositif d’affichage, sachez que l’on parle en centaine de K€… ; d’ailleurs, c’est le plus grand au monde à ce jour. La société présentait également une table tangible iliGHT 3D-Touch  accompagnée de lunettes trackées. Au final, vous visualisez un projet d’architecture avec une impression d’immersion assez bluffante.

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Photographie d’un territoire VS modélisation d’un territoire

Google, à travers son service Street View, a ouvert la voie à un usage sur le web encore inimaginable il y a moins de 5 ans. Aujourd’hui, vous pouvez visiter les principales villes du monde entier assis dans votre fauteuil. Aussi extraordinaire que puisse être ce service, il présente l’inconvénient de ne proposer que « d’anciennes » (de quelques mois à quelques années) vues de la vie réelle. Impossible de proposer des images récentes sans déployer une armada de Google Cars. La multiplication des territoires couverts constitue un des goulots d’étranglement et les photographies aériennes sont toujours nécessaires dans les projets d’aménagement du territoire .

Curieusement, d’autres services, tels  UrbanDive ou iTowns emboitent le pas de Google. Il me semble curieux effectivement d’investir dans  ce type de projets dont le modèle économique ne semble pas évident (tout le monde n’a pas la confortable assise financière de Google) sauf à recourir à un service « Open », c’est-à-dire construit et alimenté par les internautes.

Une autre approche va se concrétiser avant la fin de l’année 2011. Je l’ai découverte au Salon Imagina dont nombre d’exposants proposaient des technologies les plus innovantes dans la modélisation et la navigation au sein de territoires.

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Prochaines (r)évolutions dans la gestion de vos communications

Messages téléphoniques, e-mail, SMS, flux RSS ou Tweet venant d’une source professionnelle, de simples connaissances, d’amis, de proches, etc., les flux de communications cherchant à nous atteindre à longueur de journée ne manquent pas. Cela peut même être une source de stress que de devoir gérer toutes ses sollicitations.

Une solution radicale : éteindre son téléphone portable et refuser d’ouvrir son logiciel de messagerie. Ça marche, mais c’est pour le moins -trop- radical !

Une autre solution consisterait à confier à une application la centralisation de toutes ses sources de flux d’informations et le degré « d’imperméabilité » des différents « boucliers informationnels » que vous mettriez en place. Bien entendu, ce logiciel devrait être fortement paramétré afin qu’il soit totalement autonome : qui peut me joindre, dans quel lieu et à quel moment. On imagine très bien également une phase d’apprentissage à partir de vos habitudes et vos directives (comme le fait finalement votre logiciel anti-spams).

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Jouez sérieusement dans les mondes virtuels

Il est loin le temps où les mondes virtuels, et notamment Second Life, faisait la une des magazines voire un sujet complet dans les JT des grandes chaines publiques. L’apogée de cette médiatisation fut atteint en France en 2007. Depuis, silence radio…

Pourtant, le travail et les expériences continuent. Boostés certainement par le succès des jeux massivement multi-joueurs immersifs (MMORPG) dont nous ne parlerons pas ici, ou encore par les chats 3D qui fleurissent ici ou (et dont nous ne parlerons pas non plus), des solutions destinées aux entreprises commencent à prendre forme.

Hormis le jeu qui est vecteur de développement de premier plan pour ces applications, peut-on croire à des applications professionnelles pour ces mondes parallèles à notre réalité ? « Oui, évidemment » répondront en cœur ceux qui investissent dans la webconférence ou les réunions par avatars interposés. « Oui » aussi pour ceux qui anticipent l’e-commerce des prochaines années dans le développement des magasins virtuels. Non seulement la technologie existe mais sa mise en œuvre est effective dans de nombreux cas. Mais c’est bien l’usage et un comportement sociétal adapté qui détermineront l’expansion ou non de ces nouveaux modes de consommation.

3dreseaux.jpg

On parle généralement des mondes virtuels publics, accessibles par la majorité des internautes et qui ont une forte dimension sociale, assez proches finalement des réseaux sociaux d’aujourd’hui. Il existe une autre approche, celle des mondes virtuels privés et éventuellement connectables entre eux (on parle alors de « grille » ou « grid ») comme le propose Solipsis, Opensimulator, Croquet (voisin des échanges de type pear to pear) ou encore OpenSpace3D.

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Mon ordinateur est plein de reconnaissance

Une fois n’est pas coutume, je relaie une information qui fait le buzz actuellement dans le domaine des jeux vidéos. Il s’agit du projet « Natal » de la firme de Redmond. Microsoft innove réellement avec sa nouvelle (future) console de jeu Xbox 360 présentée au salon Electronic Entertainment Expo. Sans être toutefois une rupture technologique puisqu’elle se place dans la lignée des consoles Wii, elle ouvre je crois, une nouvelle ère dans la courte histoire de l’interaction de l’homme avec l’ordinateur.

Tout d’abord, pour ceux qui ne l’ont pas encore vue, regardez cette vidéo assez impressionnante :

Image de prévisualisation YouTube

Le joueur est donc débarrassé ici de tout artifice technique et seules la reconnaissance des gestes et des visages permettent d’interagir avec le jeu.

Oui, impressionnant car j’ai pu me rendre au salon Laval Virtuel cette année et s’il est vrai que l’on constate une lourde tendance à localiser, percevoir et identifier une personne et reconnaitre ses gestes par webcam et logiciels appropriés, le chemin me semblait encore long avant d’arriver au résultat présenté par Microsoft. Lire la suite »